Je monte dans le train. Il me dépose ma valise en haut. Puis on se sent un peu embarrassée devant tous ses voyageurs qui blinde le train. On se contente de se serrer dans les bras et de s'asseoir pour ne pas laisser s'échapper les larmes.
Le train démarre. Et je sors un bout de papier et un crayon.
Comment vais-je arrivera raconter tout ce fabuleux périple ?
Comment parler de ses personnages rencontrés si peu commun sans omettre un détail ?
Comment transmettre la chaleur de leur univers dans des mots ?
Comment faire ressentir le moindre souffle du vent, la chaleur d'un feu qui a changer tant de choses pour vous ?
Sa a commencé par une arrivée sans même que je réfléchisse. Un moral ni en hausse ni en baisse, des petits tracas qu'on espère oublier.
Je débarque ma maison sur le dos.
Je découvre alors tout un village à deux heures de chez moi.
Une autre civilisation. Une autre façon de vivre. Une autre philosophie. Une autre atmosphère.
C'était comme dans un village de gaulois.
Le chef E., le fou attachant. Je l'appelais mon Chabal. Avec de long cheveux ébène, un visage à la Sangoku et une carrure de guerrier, mais on s'entait que c'était un gros c½ur sur pattes. Il n'avait pas de limites, un sens de la fête bien a lui qui me dépayser, il détester la philosophie pourtant il était la philosophie a lui tout seule, « -Je ne crois que se que je vois » répétait il souvent. Il ma fait comprendre le sens du mot « Convivialité », c'est moment où on reçois un étranger les bras grand ouverts dans sa communauté pour qu'il reparte avec tout les trésors du village en vous criant « Merci ».
La femme du chef de village, L. Cette fille c'était un sourire. Elle me faisait penser à Angelina Jolie avec ses lèvres pulpeuses et ses long cheveux châtain. J'adorais regardais le couple qu'elle formait avec E. c'était certainement les personnes qui allait le mieux ensemble que j'ai vus depuis aujourd'hui. Son caractère fort et sa voix cassé quand elle hurlait « Maintenant sa suffit E ! » pendant que lui sautais en caleçon sur le lit. Elle ma appris a m'amuser même dans les choses qui me semblait trop « extrême » « -Petite joueuse » me disait elle avec son grand sourire qui lui manger tout son visage si fin.
Le Don juan P. et ses groupies. Il avait tout du Don Juan, la carrure sportif, la voix cassé, il joue de la guitare, une dégaine unique dans le village et des groupies. Je me revois encore a moitié en train de rire dans ma tête quand je le voyais boire sa bière avec tout le monde, avec son look de franchouillard, bretelles, paras et sa casquette qui me rappelais mon Grand père avec la magnifique nappe a fleur, cette image symbolisais a elle toute seule, la campagne.
Falbala, Z. Une rouquine aux yeux verts, des taches de rousseurs qui lui bouffe les épaules et le visage.
On se rendais compte dés le premier abord combien les autres du village pouvait tenir à elle.
Il était impossible de se fritter avec elle, on ne pouvait que rire ou se faire des câlins. Elle était la plus originale des filles du village avec encore un petit coté enfantin. Elle m'a appris que parfois la vie nous offre se qu'on a jamais eu, une s½ur.
Le paysan R. Lui c'était un accent de la campagne. Une apparence commune a toute les jeunes de son age mais dés qu'il parlait sa me transportait dans la campagne auvergnate de mon grand père. Lorsqu'il narrer une histoire, je voyais pousser des champs dans le parquet, des vaches a quelques mètres de moi et l'odeur de la bouse mélangé avec la rosée du matin envahir la pièce.
F. ma poule qui chie. Imaginer, un gars avec un look pas si tape a l'½il que ça, crâne rasé, paras, la forme du visage proche d'une poule, qui lance des réflexions si bêtes que vous en rigolais, un bonhomme avec qui on passe son temps a imitais des coups de poing, foutres des coups de pied dans les guibolles. Je galope devant le son, je me retourne et je le vois en un clin d'½il en caleçon et brettelles comme notre amie le Don Juan tout sérieux eux aussi galopant devant le son, lui c'était ça, une grosse blague idiote à lui tout seule qui vous surprend au moment où vous vous y attendez le moins.
S. La demoiselle sur qui on test un peu toute les bêtises qui sortes de l'imagination folasse du chef. Elle c'était la gentillesse. Toujours là a vous tendre le bâton anti-démangeaison quand les piqûres de moustiques vous grattent. Avec elle j'étais mélanger entre compassion et rires incontrôlables.
Elle ne lançait pas de blagues, elle était pas spécialement bruyante dans les soirées, non il suffisait de regarder son visage éclairer par la lampe torche ou ses petits manies pour partir à rire pendant des heures. Elle m'a appris a profiter du silence, écouter la nature parler a la place des autres qui remplissait alors les gros blancs.
Le fillot, M. Un air de famille très prononcé. Un petit gars attachant et pas méchant pour de ronds. Il avait grandis si vite mais on pouvait passer des heures avec sans se dire qu'on était avec un gamin immature. Sa était le premier a me tendre une bière avec un large sourire et un « Bienvenue chez nous ».
J'avais souvent rencontrer des personnes qui me semblait différentes, avec une allure et des traits de caractères si prononcer que sa en faisait se que j'appelle des personnages. Les personnages transportent avec eux une moral, un écrit qui nous fais réfléchir et c'est pour cela qu'il est si rare dans croiser sur sa route.
Mais jamais, je n'est rencontrer un regroupement si soudés et si nombreux de personnages.
Il était chacun une pièce de puzzle qui une fois assembler donner le merveilleux village qu'il était.
La premier jour que j'ai débarquais se qui m'a étonné c'est leur « Stchernobile » un crachoir des temps moderne toujours a leur pied lorsqu'il sont assis. Ils avaient une autre façon de faire la fête, l'alcool par abondance et des bang qui tournent. A chaque voyage ou a chaque amitié je garde des petites traces, eux, se sera cette phrase mythique lorsque quelque un commet une bêtise :
« C'est bien Machin. T'es fière de toi machin. »
Pour avoir une tel chaleur dans ce village et une tel façon de vivre il fallait forcément un paysage proche de la nature.
Des champs a perte de vue, de la friche, des routes entourés d'herbe et jonchés de coquelicots, vous prenez une grande inspiration sans un gramme de pollution, on comprend alors qu'il n'y a pas que le béton, les périphériques, les bagnoles super chers mais surtout la nature, mère de l'homme, qu'il est pourtant en train d'exterminer.
Mais il n'y a pas que des champs, il y'a aussi ce merveilleux endroit qui m'a beaucoup appris, une sorte de mini plage, du sable, la mer est floue et verte mais propre.
Les tentes du villages étaient dressés toute soudés les une a cotés de autre recouverte pour protéger tout le monde d'une bâche, les habitants autour d'un feu de camps où on grillais près de la braise la nourriture. Aucuns artifices, aucun superficiels, on étaient tous naturel, sans se prendre la tête, on se baignés dans cette eau où l'on nous jeter aussi parfois, on chevauchés le sable brûlant qui m'avait tant manqués et chacun mettait la main a la patte pour le bien de tous. Sa sentait l'amour, la convivialité sur un air de fête.
Cette instant a lui tout seule a résumé tout se que m'avait appris ce village.
Le respect de la nature, prendre conscience qu'il n'y a pas que le béton, les gros immeubles, les périph' et le métro mais aussi a quel point la nature est belle et qu'il faut partager des moments en sa compagnie et la respecter.
Ils m'ont appris se qu'étaient la vie en tant qu'être humain et non produits de la société, accepter ses émotions quel quelque sois, revenir à l'état d'homme simple, naturel qu'on étaient auparavant.
Profiter des instants banales de la vie, écouter le silence parlait a notre place, profiter de chaque instants sans se soucier de rien et s'intéresser même au moindre bruit de feuilles, d'une goutte d'eau a 3 mètre de nous.
S'ayez j'ai noircis de mots mes feuilles, j'ai revisiter dans mon esprit tout les moments passés dans cette tribus, toute les choses assimilez, toute les choses que m'ont regard à dévorer, tout les moments où j'ai fermer ma gueule et écouter comme un disciple.
Je regarde alors mes bagages, je me dis qu'il y'a encore leur odeurs, leur traces de main, j'ai presque envie de ne pas les prendre, sa semble si stupide.
Mes cheveux encore en friche pleins de sable, le corps avec des semblant de boue éparpillé, le pantalon tachais, le corps jonchait de boutons de moustiques, la peau pain d'épices, aucune touches de maquillage. Dans ce train, je racontais alors à moi seule cette aventure.
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